Attaque au couteau à Paris: un policier raconte le face à face avec le terroriste

François, un gardien de la paix de 41 ans, fait partie des policiers qui ont fait face à Khamzat Azimov samedi soir dans le IIe arrondissement de Paris. Il raconte la confrontation à BFMTV. 

François est policier depuis presque 10 ans. Samedi 12 mai, il est en patrouille avec deux de ses collègues de police-secours lorsqu’ils sont appelés à quelques rues de là. Un homme armé d’un couteau s’en est déjà pris à plusieurs personnes et s’enfuit dans le quartier de l’Opéra.

Les trois hommes sont sur place en moins de quatre minutes et interceptent l’agresseur au carrefour entre la rue de Monsigny et la rue Saint-Augustin.

“Au départ, il nous tourne le dos”, raconte à BFMTV le gardien de la paix. “A un moment donné il se retourne, il nous voit, il marche vers nous d’un pas déterminé en criant ‘je vais vous planter, je vais vous planter, tire, tire’.”

Khamzat Azimov, un Français d’origine tchétchène de 20 ans, se dirige droit sur eux après avoir tué une personne et blessé quatre autres.

“J’avais déjà le taser en main”, se souvient François, avant de poursuivre: “Il se dirige vers nous. On lui donne les injonctions de lâcher son arme, de ne plus bouger, ce qu’il ne fait pas. Il continue à avancer vers nous, toujours en criant les mêmes termes, ‘je vais vous planter'”.

Une confrontation de “dix, vingt secondes”

Le délégué du syndicat Alliance Police nationale explique alors avoir tenté d’utiliser son taser une fois l’individu distant de “4-5 mètres”. Sauf que pour fonctionner, les deux ardillons de la recharge doivent se ficher sur la cible. L’un s’accroche, l’autre passe à côté du tireur.

“Le taser n’a pas été efficace, ça n’a pas fonctionné”, explique François. “A partir de ce moment-là, un de mes collègues comprend tout de suite que ça commence à être dangereux, il sort son arme.”

Le gardien de la paix tente une deuxième fois d’utiliser son taser, sans succès. “L’auteur est toujours en train de s’avancer vers mon collègue”, raconte-t-il, précisant que “tout ça se passe en dix, vingt secondes même pas”.

L’assaillant finit par toucher un des policiers au niveau du torse, ce qui pousse ce dernier à tirer à deux reprises. Les deux hommes tombent au sol, avant que le gardien de la paix ne parvienne à s’extirper.

 

%d blogueurs aiment cette page :