Chez les animaux domestiques, l’obésité est aussi un fléau

Environ un tiers des chiens et des chats sont en surpoids, ce qui entraîne une multiplication des problèmes de santé
Insuffisance rénale, cancers, hyperthyroïdie, problèmes respiratoires… les animaux domestiques rencontrent de plus en plus de soucis de santé, et ce n’est pas seulement parce qu’ils vivent de plus en plus vieux, mais aussi parce qu’ils mangent trop et mal.
La faute aux maîtres ?
En France, on estime que 30% des chiens et 35% des chats sont en surpoids,  soit 2,2 millions de chiens et 4,7 millions de chats. Aux Etats-Unis, le pourcentage atteint même 50%, selon une étude du Banfield Pet Hospital publiée en 2017 et qui montre que le nombre d’animaux en surpoids a bondi de 169% pour les chats et 158% pour les chiens en dix ans.
 
“Certains en donnent le triple ou en remettent à volonté dans la gamelle”
Pour Marianne Diez, professeur de nutrition animale à la faculté de médecine vétérinaire de Liège, la faute incombe en premier lieu aux maîtres, qui ont “souvent tendance à leur donner trop à manger”. “Pour un chat stérilisé de 4 kilos qui vit à l’intérieur, on estime qu’il ne faut pas plus de 50 g de croquettes allégées par jour. Or, certains en donnent le triple ou en remettent à volonté dans la gamelle“, rappelle-t-elle dans les colonnes du “Parisien“.
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En ce qui concerne les chats, qui aiment bien grignoter en continu durant la journée, la meilleure solution est de leur laisser un accès libre à la nourriture, mais en contrôlant la quantité quotidienne. Pour les chiens, en revanche, deux repas suffisent à l’âge adulte, voire un seul.
Les fabricants industriels pointés du doigt
Au-delà des quantités, la question de la qualité de la nourriture fait aussi débat. Les fabricants industriels de croquettes et autres aliments transformés sont pointés du doigt, notamment par l’association Sécurité de la nourriture pour animaux de compagnie (Snac). “Parfois, le premier ingrédient est du maïs qui se transforme en sucre dans le corps du chien et le rend diabétique, “, explique le vice-président de la Snac Gérard Badin au “Parisien”. La présence de colorants, conservateurs et autres additifs en grande quantité dans certaines marques est également à l’origine de pathologies.
Pour autant, donner une “préparation maison” à son animal peut s’avérer être une fausse bonne idée. “Il faut fournir à son animal cinquante nutriments différents [par jour]. Or, lorsqu’on fait la popote pour son chien à la maison, ce n’est jamais équilibré”, regrette ainsi Marianne Diez, qui conseille de faire calculer les proportions par un vétérinaire.
Les animaux doivent aussi se mettre au sport
Comme leurs maîtres, qui ne sont que 50% à pratiquer une activité physique régulière, les animaux domestiques ont besoin d’entretenir leur forme physique. Pour les chats, grands paresseux devant l’éternel, le mieux est de les stimuler… avec de la nourriture. LCI conseille par exemple de se procurer des “gamelles roulantes ou en forme de labyrinthe” pour forcer son félidé à se dépenser.
Quant aux chiens, la chaîne prévient que les “petites promenades quotidiennes” sont insuffisantes. Et propose aux maîtres de “multiplier les sorties dans les parcs et forêts”, ou encore d’emmener Médor faire un footing avec soi. Ainsi, tout le monde est gagnant.
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par SudOuest.fr.

 

 

 

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