Mais qui s’est acharné sur la ponette Upsala dans un pré du Gers ?

Triste histoire à La Sauvetat, un paisible village de la Lomagne gersoise. Ce mardi matin, la ponette Upsala a été découverte « grièvement et volontairement » blessée, dans l’enclos où la famille Torrès-Miranda lui concocte une vieillesse heureuse. Mais qui a pu s’acharner de la sorte sur cet animal et pourquoi ?
Upsala a bien 30 ans de vie commune avec Sylvia Torrès et sa mère Juliette. « Je la montais en concours de saut d’obstacles. J’avais 12 ans, elle 7 », se souvient Sylvia. Aujourd’hui Upsala, 32 ans, toute en robe blanche, est classée en « grand grand senior » dans le monde chevalin. Bichonnée, chouchoutée par la famille qui lui réserve un enclos bien herbeux sur lequel Upsala dispose d’un abri en pierres sèches avec toiture refaite. Tout y est, y compris les carottes que lui sert Juliette chaque après-midi, pour une retraite heureuse. 
Frappée avec un objet contondant?
Mais ce mardi, pour le malheur d’Upsala et de ceux qui la chouchoutent, une main criminelle a frappé, l’a frappée… C’est Sébastien Miranda, le compagnon de Sylvia qui vers 7 heures, a découvert Upsala, tuméfiée, en sang alors qu’il venait lui porter son premier repas du jour. Selon la vétérinaire, les blessures infligées à la ponette «dataient» de deux heures, trois au plus… Blessures à la tête avec notamment une arcade sourcillière ouverte et le naseau sanguinolent, blessures au poitrail aussi ainsi qu’à la patte avant droite. Pendant trois bonnes heures, dont une partie en présence aussi des gendarmes de Fleurance, la vétérinaire a pansé les plaies et fait tout le nécessaire pour apaiser les douleurs d’Upsala.
Frappée avec quoi ? « Un objet contondant », semble-t-il. Mais quoiqu’il en soit frappée avec force, avec acharnement, à de multiples reprises ainsi donc qu’en divers endroits. Pour Sylvia, comme pour sa fille, comme pour sa mère, comme pour son compagnon, le dégoût le dispute à la rage. 
Qui a pu prendre ainsi plaisir à s’acharner sur cette ponette qui ne demande qu’à vivre paisiblement dans son pré ?
La famille espère qu’il va se trouver des personnes du secteur qui pourront éventuellement aider les gendarmes de Fleurance à orienter leur enquête pour identifier le(s) bourreau (x) de la paisible Upsala.
“Cinq ans que ça dure…”
« Jusqu’à maintenant ce n’était que… matériel », constatent Sylvia et Sébastien. Clôtures maintes fois endommagées, tirs au pistolet à billes sur les deux cob normand de 800 kgs qu’élève aussi la famille, etc. « 5 ans que ça dure mais avec ce qui vient d’arriver à Upsala, un cran supplémentaire a été franchi. C’est inacceptable, impardonnable », s’indigne la famille. Une famille qui « gêne » un ou des chasseurs ? « Avec des chevaux on ne peut pas autoriser à chasser. Mais on ne veut, on ne peut accuser personne ». La famille n’est pas « nouvelle venue » à La Sauvetat. « Je suis née dans cette maison », tout près de l’enclos d’Upsala, dit en larmes Juliette.
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